Certaines études ont une réelle utilité pour la société et il y en a d'autres dont on s'étonne simplement que des chercheurs en soient venus à évoquer le sujet. Et pourtant, celle-ci est très sérieuse : « Y a-t-il un lien de cause à effet entre divorce et environnement ? ». Vous avez bien lu. Si.
Et après sept années de recherches dont quatre d'enquête auprès de 3 283 foyers américains, la conclusion tombe, terrifiante. Le divorce nuit à l'environnement.
Suivez bien, en fait c'est logique.
Quand un couple divorce, généralement, chacun s'en va vivre de son côté. Et donc, qui dit séparation dit déménagement et création d'un deuxième foyer. Il y a donc une augmentation du nombre de terrains occupés ainsi qu'une augmentation des énergies et de l'eau consommées, souligne l'étude réalisée par des chercheurs de l'Université du Michigan et publiée début décembre dans les Annales de l'Académie nationale des sciences américaine (PNAS).
Entre 1975 et 2000, la proportion de foyers comprenant des divorcés est passée de 5 à 15% aux Etats-Unis. Et dans ces nouveaux foyers, il y a globalement 40 à 50% de personnes en moins que dans un foyer de personnes mariées. Mais moins de personnes ne signifie pas forcément moins de consommation. Du moins, si c'est vrai dans certains domaines, ce n'est pas le cas en ce qui concerne le chauffage par exemple, car il faudra toujours la même quantité d'énergie pour chauffer la maison, qu'elle compte beaucoup d'habitants ou pas (la chaleur humaine suffit rarement à chauffer une habitation). Une télé, un lave-vaisselle ou un réfrigérateur consomment tout autant, qu'ils soient utilisés par 10 personnes ou par une seule.
D'autre part, Jianguo Liu, co-auteur de l'étude, explique que le nombre de foyers augmente plus vite que le nombre de gens et ce même dans les régions où la population diminue.
Pour couronner le tout, il semblerait qu'un américain divorcé soit moins économe en énergie et en eau qu'un américain marié. En effet en 2005, toujours d'après l'étude, les divorcés ont consommé 56% d'électricité et d'eau de plus par personne que les couples mariés et 61% de ressources énergétiques en plus par personne. Bien entendu, à cela s'ajoute une production de déchets plus importante, tant sur le plan emballages qu'au niveau émission de gaz à effet de serre. Tiens, les américains seraient-ils moins soucieux de l'environnement après la séparation?
Quel gâchis effroyable ! D'après l'étude, ce sont 73 milliards de kilowatts/heure d'électricité et 2 373 milliards de litres d'eau qui auraient pu être économisés aux Etats-Unis.
Bref, si on poursuit la réflexion, cette consommation excessive contribue aux problèmes environnementaux comme le changement climatique et la perte de la biodiversité.
Conclusion : ne divorcez-pas ! Ou ne restez pas célibataire. Autre solution : vive la colocation !
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