Le problème n'est pas nouveau. Sans doute y avez-vous été confronté lorsque vous alliez à l'école : les bretelles de votre cartable vous cisaillaient les épaules et son poids vous obligeait à vous cambrer ou vous courber, ce qui ne manquait pas de vous donner mal au dos. Et pour nos enfants, c'est toujours la même chose. Bien qu'une note ministérielle de 1995 demande que le cartable ne pèse pas plus de 10% du poids de l'enfant, celui-ci est toujours bien trop lourd.
En effet, c'est ce qu'a révélé « la quinzaine de pesée des cartables» organisée par la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves) du 8 au 20 octobre 2007 auprés de 40 000 élèves de CM2, 6ème et 5ème. Son poids est en moyenne de 7,56 kg !!! D'après la note ministérielle il devrait pourtant être d'environ 3,4 kg pour un élève de 11 ans et de 4,3 kg pour un élève de 13 ans. Le problème est réel car 29% des élèves ont déjà consulté un médecin pour mal de dos. Un tel poids peut causer des lésions dorsales irréversibles chez des enfants en pleine croissance. Mais comment alléger le poids de ces cartables ?
Le 24 octobre lors d'une conférence de presse, Xavier Darcos, Ministre de l'Education Nationale, a proposé plusieurs mesures visant à alléger le cartable des écoliers.
Il souhaiterait tout d'abord que le cartable lui-même soit plus léger et que son poids à vide soit inférieur à 1 kg (actuellement, un cartable pèse en moyenne de 2 à 3 kg). Pour que cela soit effectif dès la rentrée 2008, le Ministre va appliquer une proposition de l'Unaf (Union nationale des associations familiales) : un concours avec un prix de 25 000 euros va être lancé dans les écoles professionnelles pour la réalisation de ce cartable.
Ensuite, c'est le poids des fournitures scolaires qui va être diminué : la liste de ces fournitures demandées chaque année aux parents privilégiera désormais les classeurs souples et les cahiers de 96 pages plutôt que ceux de 192 pages.
D'autre part, l'Education Nationale devra à présent tenir compte du poids des livres pour le choix des ouvrages utilisés en classe. Il a ainsi été demandé aux éditeurs des livres scolaires d'imaginer de nouveaux formats ou de diviser le programme en plusieurs tomes.
Enfin, de grands espoirs sont mis dans l'utilistion du manuel numérique. Vive la technologie ! Sur un support de 300 g à peine, les élèves pourront consulter l'ensemble du programme d'une classe d'âge. Ce système devrait être testé auprès d'une cinquantaine de classes et généralisé si l'expérience se révèle positive.
De son côté, la FCPE ajoute qu'elle souhaiterait que les élèves disposent d'un double jeu de livres scolaires (un chez soi, un à l'école). Elle propose également que la vidéo-projection soit plus largement utilisée et que moins de fournitures scolaires soient exigées par les professeurs. D'autre part, elle souhaite que soient mis en place "un texte réglementaire" et "un projet de santé publique de lutte contre le mal de dos".
Suite à cette conférence de presse, l'éditeur Bordas a été le premier à réagir et à proposer sa solution. En effet, les enseignants peuvent avoir accès gratuitement à la version numérique des manuels Bordas de SVT et de Physique-Chimie des classes de 5ème et de 4ème.
Ainsi, depuis le 12 novembre, les enseignants désireux de tester ce système peuvent se connecter et s'identifier sur le site www.editions-bordas.fr et utiliser la vidéo-projection pour faire cours à leurs élèves. Disponible pour le moment pour 4 livres seulement, le dispositif de vidéo-proojection devrait progressivement s'étendre à tous les programmes.
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