Depuis février 2003, le botox, de son petit nom scientifique toxine botulique, a reçu une autorisation de mise sur le marché.
Cette toxine, produite par une bactérie (Clostridum botulinum), a la particularité de bloquer la substance (l'acétylcholine) permettant aux muscles de se contracter. On l'utilise donc pour paralyser certains muscles du visage et ainsi faire disparaître les rides d'expression.
Une petite injection et rides du front, ride du lion (entre les sourcils) et pattes d'oie ne sont plus qu'un mauvais souvenir. Pour les rides autour de la bouche, on utilise plutôt l'acide hyaluronique, dont l'effet est sensiblement le même.
Pendant quelques temps, ces injections ont découragé plus d'une femme mais progressivement -et c'est comme tout- on s'y est habitué et aujourd'hui, le botox, tout le monde connaît. L'intervention est désormais dédramatisée. Finalement, on ne trouve plus ça si effrayant cette seringue et le marché est en pleine expansion.
Il faut dire que cette intervention n'est pas ce qu'on appelle classiquement de la chirurgie. Se faire « botoxer » (à quand le mot dans le dictionnaire ?) n'est rien comparé au lifting, qui fait franchement peur. Il est beaucoup plus facile de sauter le pas.
Selon certaines patientes devenues accro, le botox serait même « inoffensif ». Sans aller jusque là, il faut bien reconnaître que l'effet produit est tout de même beaucoup plus naturel qu'un lifting car il ne transforme pas tout le visage.
Bref, le botox correspond tout à fait à ce que demandent les femmes. Des actes légers qui leur donnent un air plus jeune, reposé mais sans les transformer totalement. Quelque chose de rapide à l'effet quasi immédiat et qui leur permette de retourner travailler directement en sortant du cabinet médical.
Succès incontestable. En 2007, les actes chirurgicaux stricts ont enregistré une baisse de 9% au profit de techniques plus douces comme le botox, le laser ou les ultrasons. Les chirurgiens avouent d'ailleurs pratiquer aujourd'hui 80% d'actes non chirurgicaux c'est-à-dire des actes médicaux comme les injections de botox.
Attention cependant si vous succombez à l'appel du botox. Comme lors de tout acte de chirurgie, même le plus léger soit-il, il est absolument nécessaire de vérifier la qualification du praticien. En France, seuls des médecins spécialisés en chirurgie plastique, dermatologie, chirurgie de la face et du cou et chirurgie maxillo-faciale, formés à la technique peuvent pratiquer les injections. Il faut savoir qu'une injection mal pratiquée peut avoir pour conséquence une paralysie de la paupière ou un léger strabisme qui persistent pendant plusieurs semaines.
L'autre risque majeur consiste en un surdosage. En effet, le médecin doit tenir compte de l'épaisseur et de la tonicité des muscles avant de procéder à l'injection. Des paramètres qui varient bien entendu d'une personne à l'autre et que le médecin doit être capable d'évaluer au risque d'obtenir un visage figé sans plus aucune expression. Alors que c'est justement ce qu'on cherche à éviter en ayant recours au botox. Mais ces déconvenues ne devraient pas se produire si le médecin est correctement formé à la technique d'injection du botox.
Il ne s'est pour l'instant pas produit de grave accident du au botox mais une prudence relative reste de mise car nous n'avons pour l'instant que 10 ans de recul sur l'utilisation de ce produit.
Par ailleurs, sachez qu'une injection de botox a un effet éphémère : au bout de quelques mois (en moyenne 6), les muscles du visage parviennent à nouveau à se contracter car la toxine est éliminée. Il n'y a alors pas d'autre solution que de pratiquer une nouvelle injection.
Et payer à nouveau environ 400 €.
Il faut avouer que c'est tentant ce botox. J'y pense parfois, même si je n'ai que 32 ans. Sur ces rides du front qui se voient maintenant, à force de toujours hausser les sourcils et de mon air étonné en permanence. Mais je suis encore réticente, j'ai peur que ça ne réussisse pas bien. Et puis je me dis que si je commence à mon âge, comment je vais faire dans quelques années?
Je crois en tout cas que le botox, c'est un traitement de jeune. C'est pas à 60 ans que tu fais ça. A 60 ans tu n'as pas que quelques rides à combler et là c'est le lifting qu'il faut. Mais si on commence le botox assez tôt, peut-être que ça peut repousser un peu le lifting...