Alors que le nombre de cancer du sein était en constante augmentation depuis la fin des années 70, la baisse est enfin amorcée.
C'est ce que révèle une étude réalisée par l'Assurance Maladie et publiée dans l'édition de janvier du Bulletin du Cancer.
L'étude, basée sur le nombre de prises en charge de femmes atteintes du cancer du sein, fait état d'une baisse de 4,3% entre 2004 et 2005 (-6% pour les femmes de plus de 50 ans) puis de 3,3% (-5,3% pour les femmes de plus de 50 ans) entre 2005 et 2006.
Pour la période 2000-2004 au contraire, la hausse annuelle atteignait de façon inquiétante + 2,1%.
Mais alors comment expliquer une telle baisse subite après tant d'années d'augmentation constante ?
Il faut sans doute y voir un lien avec la diminution de 60% des traitements hormonaux de la ménopause en parallèle. Comme le souligne le Professeur Hubert Allemand, médecin conseil de la caisse nationale d'assurance maladie, « (l') étude ne permet pas de faire une démonstration de cause à effet mais montre une corrélation entre les deux phénomènes et il y a donc une hypothèse plausible d'un lien entre la chute des traitements hormonaux de la ménopause (...) et la baisse de l'incidence des cancers du sein».
Des résultats cependant paradoxaux car c'est à partir de cette même période que les campagnes de dépistage du cancer du sein ont été largement diffusées. Outre la profusion d'informations, il a été recommandé à toutes les femmes de plus de 40 ans d'effectuer un dépistage tous les deux à trois ans. On aurait donc pu s'attendre au contraire à une augmentation du nombre de cancers du sein car la généralisation du dépistage aurait logiquement pu aboutir à en trouver plus. C'est donc une confirmation supplémentaire de la baisse du nombre de cancer du sein.
Bonne nouvelle, mais faut-il avoir peur des hormones ?
Il est clairement établi que des cellules cancéreuses préexistantes sont stimulées par la prise d'hormones, notamment celles administrées pour traiter la ménopause, mais ces cancers dépistés sous traitement hormonal sont généralement moins invasifs.
Par ailleurs, un rapport sur les causes de cancer en France incrimine les traitements hormonaux de la ménopause dans 2% des décès chez la femme. En effet, ces traitements augmenteraient le risque de cancer du sein et de l'ovaire, le risque d'accident cardiovasculaire et le risque d'accident vasculaire cérébral. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a en outre précisé que le risque de cancer de l'ovaire était augmenté dès 5 ans de traitement seulement.
Chaque année en France, 46 000 femmes sont touchées par un cancer du sein et 12 000 en meurent.
Alors nous serions tentées de dire que s'il ne faut pas avoir peur des hormones, il faut toutefois s'en méfier, du moins tant que des études scientifiques poussées n'auront pas clairement déterminé quelle est la part réelle des hormones dans la survenue du cancer du sein et des cancers en général.
Rappelons également qu'une auto palpation des seins peut permettre de dépister très tôt un cancer du sein.
Demandez à votre gynécologue ou votre médecin de vous expliquer les bons gestes à pratiquer.
Ce site pourra vous aider mais il ne remplace en rien les conseils d'un professionnel car l'autopalpation des seins est un geste qui s'apprend.
Voilà qui m'incite encore plus à arrêter ma pilule. Car s'il est prouvé que les traitements de la ménopause favorisent les cancers, j'imagine qu'il en est de même pour la pilule contraceptive.
Toutes ces hormones! Ca ne m'a jamais inspiré confiance. Alors moi je ne prends rien. Je n'ai pas de moyen de contraception à proprement parler car je sais détecter mon ovulation. Je sais que je prends des risques mais ça m'a toujours bien réussi jusque là. Si je ne pouvais pas me fier à mon corps, je croisq ue j'aurais un stérilet. C'est de loin la méthode de contraception qui me paraît la plus naturelle en dehors bien sûr du préservatif ou du diaphragme, mais ces derniers sont contraignants.