0

Pressing écologique: une solution contre la pollution de l'eau et de l'air

user-pic

 

 

machine à laver.JPGLe 14 février dernier, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Koscuisko-Morizet, a annoncé que des contrôles rigoureux allaient être effectués dans les pressings urbains. Dès le deuxième trimestre 2008, pas moins de 200 pressings se verront visités par des inspecteurs des risques et ce, sans la moindre information préalable. Des inspections « surprises » qui s'intègrent dans le cadre de la campagne de prévention des risques.

Le principal visé : le perchloréthylène, ce solvant particulièrement volatil utilisé massivement dans 99,9% des pressings afin de dégraisser et nettoyer les vêtements. Un solvant dangereux qui serait neurotoxique (maux de tête, vomissements à la clé) et probablement cancérigène, sans parler des allergies cutanées développées par les employés.

Les pressings sont soumis à une réglementation stricte mais lorsque celle-ci est mal ou pas appliquée, c'est tout l'air et toute l'eau du pressing qui se retrouvent pollués. Les employés sont particulièrement concernés par le problème mais également les habitants à proximité du pressing et l'environnement.

 

Pourtant des alternatives existent.

Premièrement, s'investir. Adopter des gestes qui permettront de préserver une eau et un air sains et s'impliquer dans la récupération des déchets. En d'autres termes, l'utilisation du perchloréthylène est toujours effective mais le solvant est récupéré à la fin du cycle de la machine, sous forme solide, en étant séparé de l'eau grâce à des filtres. Les boues -ces déchets qui proviennent des salissures ôtées des vêtements- sont également récupérées, tout comme les bidons de perchloréthylène qui sont renvoyés aux fournisseurs. La qualité de l'air, elle, est préservée grâce à une ventilation régulière.

Ces établissements reçoivent le label relais propre artisanal.

 

Deuxièmement, passer au vert. L'écologie commencer à pointer le bout de son nez chez les teinturiers aussi. Ainsi, on voit apparaître sur le marché des pressings écologiques.

Ici, pas de perchloréthylène. Le solvant utilisé n'est pas toxique, non volatil et de plus sans odeur. Ce solvant à base de silicium est utilisé également dans l'industrie cosmétique et dans de nombreux pressings aux Etats-Unis, le perchloréthylène étant interdit depuis quelques années déjà dans plusieurs états.

Si l'arrivée du produit a suscité quelques inquiétudes quant aux capacités de nettoyage, celles-ci se sont bien vite envolées car il s'est avéré que les vêtements sont tout aussi propres qu'avec le perchloréthylène. Les employés accueillent aussi avec soulagement la disparition des allergies cutanées au niveau de leurs mains. Bien que l'exposition des employés soit quasi permanente, il n'est pas farfelu d'imaginer que le perchloréthylène ait pu provoquer des allergies chez les clients par le simple fait de porter le vêtement « contaminé ».

Ce solvant écologique n'est pas plus cher que le perchloréthylène. En revanche, son utilisation nécessite l'investissement dans une machine adaptée qui elle, coûte entre 30 000 et 50 000 euros. Une somme entièrement à la charge du gérant du pressing car aucune subvention n'est accordée pour l'utilisation de ce solvant écologique. Absolument incompréhensible quand on sait que le changement d'une machine pour utiliser du perchloréthylène est lui, subventionné. Cherchez l'erreur !

Pas évident donc, de se lancer dans le pressing écologique, mais s'il réussit à faire ses preuves, le concept devrait en séduire plus d'un.

0 TrackBacks

Liste des blogs qui font référence à cet article : Pressing écologique: une solution contre la pollution de l'eau et de l'air.

TrackBack pour cet article : http://www.feminup.com/mt/mt-tb.cgi/390

Laisser un commentaire