Après avoir quitté Olympie en Grèce la semaine dernière pour rejoindre Pékin, la capitale chinoise qui accueille cette année les jeux olympiques, la flamme olympique a été rallumée ce lundi 31 mars par le président chinois Hu Jintao.
La cérémonie a eu lieu sur la place Tiananmen, devant plus de 5 000 personnes et sous haute surveillance, suite aux événements qui se sont produits au Tibet. C'est ainsi que le président a remis le flambeau à l'athlète chinois Liu Xiang, véritable héros dans son pays depuis sa victoire aux jeux olympiques de 2004 à Athènes dans l'épreuve du 110 m haies. Liu Xiang, également champion du monde dans sa discipline, a fait le tour de la place Tiananmen sous les confettis et les drapeaux chinois en brandissant la flamme, qui se veut être un message de paix et d'amitié entre les peuples.
Malgré les craintes, on ne déplore pas d'incident durant cette cérémonie. Celle-ci a été retransmise par la télévision chinoise avec un léger différé d'une minute, malgré la mention « en direct » sur l'écran, visant à se préserver d'éventuelles manifestations perturbatrices.
C'est le mercredi 2 avril que la flamme va réellement commencer son long voyage, un périple de 137 000 kilomètres à travers 19 pays. Elle quittera demain la Chine pour Almaty, au Kazakhstan, et ne reviendra à Pékin que le 8 août au moment du commencement des jeux. Malgré un climat tendu, les autorités chinoises ont précisé que la flamme passera comme prévu au Tibet et ira jusqu'au sommet de l'Everest au mois de mai.
Le parcours promet d'être périlleux et l'on craint qu'il soit semé d'embûches. Des manifestations sont déjà prévues au moment du passage de la flamme dans les villes de Londres, Paris et San Francisco, pour protester contre l'attitude répressive des autorités chinoises au Tibet. Déjà jeudi dernier, des manifestants avaient perturbé le discours du représentant chinois à Olympie. Et si la cérémonie sur la place Tiananmen n'a pas elle-même été perturbée, des exilés tibétains ont cependant manifesté leur colère au même moment en brûlant des drapeaux chinois à New Delhi ou en se faisant entendre devant l'ambassade de Chine à Katmandou, capitale du Népal.
Je suis absolument consternée par la tournure que prennent les événements. Message de paix et d'amitié la flamme, mon oeil! Ils ont même été obligés de l'éteindre cette flamme. Toute cette hostilité me navre et je me sens bien piteuse que les principaux débordements aient justement eu lieu en France.
Ah oui, ça, les français sont toujours les premiers pour manifester. Non pass que je trouve que la cause soit mauvaise mais ça ne m'étonne pas que les manifestations aient commencé chez nous. Du coup, les chinois nous boycottent. Enfin, ils appellent au boycot des produits français. S'ils suivent tous cette demande, ça risque de nous faire du mal à notre économie. Mais franchement ma première réaction ça a été de sourire.