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Quand la mode s'inquiète pour la planète

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coton bio.jpgC'est indéniable, la tendance est au bio et à l'équitable. Après l'alimentation et les cosmétiques, la mode s'y met elle aussi. Et ça marche, les consommateurs adorent ça. Seulement voilà, s'agit-il d'un véritable engagement ou d'un moyen de gagner toujours plus d'argent ? Après tout, puisque les acheteurs mordent à l'hameçon, pourquoi s'en priver ? Il y a sans doute un peu des deux. Les industriels ne vont pas rechigner à faire un peu de sous si en plus c'est bon pour la planète...

Mais enfin bref, en tant que consommateur, si on peut se le permettre, autant acheter bio.

Et encore, tout n'est pas si simple. En effet, la culture des plantes pour fabriquer des textiles bio n'est pas toujours ce qu'on peut appeler une culture propre. En effet, le coton par exemple est une plante très fragile dont la culture demande énormément d'eau et beaucoup de pesticides. Or, pour être bio une plante doit être cultivée sans engrais chimique ni pesticide. Il est donc difficile d'obtenir du coton bio, en particulier d'en obtenir de grandes quantités, ce qui explique dans une certaine mesure que les marques proposant des textiles bio se limitent à une collection relativement restreinte.

Les alternatives au coton bio, telles que les nouvelles fibres en bambou dont on parle tant, ne sont pas toujours très respectueuses de l'environnement. Si la culture en elle-même ne pose pas de problème, les traitements chimiques pour transformer la fibre, eux, sont très nombreux et particulièrement polluants. En définitive, un textile est rarement 100% bio.

Alors que faire ? Se contenter de ce que l'on a et accepter de porter du coton bio qui ne l'est peut-être pas totalement ? Mais quand on est une femme qui souhaite préserver sa peau et en même temps la planète, ce n'est pas une solution toujours facile à adopter. Avoir un peu de patience aussi car le marché est en plein essor et l'industrie se penche sérieusement sur les nouvelles matières qui permettront de résoudre tous les problèmes à la fois.

 

Et puis ce n'est pas tout. Car acheter bio, c'est bien beau mais cela ne veut pas forcément dire équitable. L'amalgame est souvent fait alors que bio et équitable sont deux choses bien différentes.

Acheter équitable cela signifie que le produit a été réalisé dans le respect du droit international du travail. C'est l'assurance que les employés ont reçu une juste rémunération et qu'ils travaillent dans de bonnes conditions sanitaires. Le commerce équitable refuse également le travail des enfants et garantit un revenu au producteur, de façon à l'aider dans son développement.

L'idéal, c'est donc d'acheter à la fois bio et équitable.

Super ! Allons-y ! Mais comment fait-on pour s'y retrouver dans cette jungle ? C'est là que commence la traque au label. Il en existe actuellement plus de 60. Vous n'aurez pas vraiment d'utilité à les connaître tous ; en revanche, les plus importants valent le coup d'être mémorisés. D'ailleurs, vous les avez certainement déjà vus pour la plupart mais êtes passée à côté parce que vous ne connaissiez tout bêtement pas leur signification.

Grand incontournable du textile bio, le label SKAL, qui garantit l'utilisation de coton bio.

Il y a aussi les grands classiques : AB (pour Agriculture Biologique) et ECOCERT (qui garantit à la fois des textiles biologiques et un respect du commerce équitable).

Oeko-tex, qui certifie que les textiles sont fabriqués sans produit chimique dangereux pour l'être humain et pour l'environnement (délivré par l'Asqual).

Max Havelaar, qui est LA référence concernant le respect du commerce équitable.

Yamana, qui avec son programme « fibre citoyenne » fournit des repères et des outils aux entreprises textiles et à leurs acheteurs en matière de qualité sociale et environnementale.

A ces nombreux labels, s'ajoutent des niveaux de qualité pour les produits. Ainsi, de la même manière qu'ECOCERT divisait les cosmétiques en deux catégories, « cosmétique bio » et « cosmétique éco », le label récidive en classant les textiles en fonction de leur pourcentage de fibres biologiques : textile biologique contrôlé par ECOCERT (95% minimum de fibres biologiques) et textile à base de fibres biologiques contrôlé par ECOCERT (70 à 95% de fibres biologiques).

 

Décidément, rien n'est simple. Allez, on vous donne un coup de pouce avec quelques bonnes adresses pour être sûre de ne pas vous tromper.

www.tudobom.fr

www.pachama.fr

www.peau-ethique.com

www.modetic.com

www.planetecoton.com

www.made-in-ethic.com

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2 Commentaires

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J'ai vu que des enseignes de supermarchés s'y mettaient aussi. Carrefour je crois, et Super U. C'est relativement limité comme gamme mais c'est un peu plus accessible financièrement. Pour le reste, je regrette que ce soit vraiment trop cher. Et je pense que ça ne sert à rien d'avoir un ou 2 t-shirts bio, ça sert juste à se faire plaisir mais ce qu'il faudrait c'est pouvoir refaire toute sa garde-robe en bio. Ca fait rêver... C'est quand la super cagnotte du loto?

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Les textiles bio je dis bof. Jamais 100% bio, ça ne m'étonne pas. Et on a beau parler de ces nouvelles fibres idéales pour la peau, genre le bambou, je ne suis pas convaincue. Il faut tellement de traitements chimiques pour transformer cette fibre que non seulement ça pollue l'environnement mais en plus, on retrouve certainement ces produits chimiques dans le textile même, et donc au contact de la peau. On ne peut jamais être assuré de rien de toute façon.

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